La direction du groupe a fait le constat suivant de la situation actuelle, sur l'organisation et la rémunération en magasin :
• Les filières métiers sont devenues obsolètes et en complet décalage avec notre marché.
• Aujourd’hui l’objectif est d’emmener les équipes magasins sur un projet centré autour du client, avec pour items : lisibilité, simplicité, modernité.
• Les TCC resteront TCC. Les livreurs demeurent en tant que tel. Pas de changement annoncé sur la fonction de
RU, RS, RSC, RE, DM.
• Aligner notre fonctionnement avec ce qu’il se passe dans le monde et sur notre marché.
• Les clients baignent de plus en plus dans les technologies, alors que nos équipes de moins en moins.
• Des collaborateurs vivent une expérience qui n’est pas alignée.
• Les vendeurs doivent être à nouveau au cœur de leur environnement marchand.
• Assurer et garantir la disponibilité de nos collaborateurs aux bons moments.
• La population Animateur Commerce sera, pour partie, évolutive, pour l’autre sur un nouveau projet de " vendeur +++’’.
Réactions de l'UNSA à la vision de la direction de Boulanger :
• L’UNSA est particulièrement lucide du monde du commerce en constante mutation.
MAIS,
• cette transformation ne doit pas s’obtenir en prenant un virage avec ‘’une formule 1 en entrée, et une 2CV en sortie qui n’avance plus. Et plus personne à bord…’’
• Le constat de la direction du groupe sur les aspects ou nos forces, devenus une faiblesse en magasin, sont surtout et avant tout la conséquence d’un sous-effectif devenu chronique.
• Les Animateurs Commerce sont indispensables, selon toutes les composantes du magasin. Nous sommes convaincus que les AC sont utiles, et peuvent trouver leur place.
Nous demandons à la direction de Boulanger un réel projet, à la hauteur de leur métier essentiel.
• L'UNSA Boulanger a indiqué à la direction du groupe, qu'elle a une vision très pertinente du marché, ''vous êtes très impliqués sur l’offre, la circularité, les solutions d’usage, les services…
Mais
• très en décalage, sur ce qui fait la différence entre l’achat sur le web,
et l’achat en magasin, c'est-à-dire « la relation avec le client ».
• Le sous effectif en magasin, a pour conséquences, le manque de reconnaissance de la compétence, de ne pas savoir garder nos leaders, de ne pas donner les moyens aux managers, de ne pas avoir le bon nombre de salariés, de ne pas former correctement,
et de ne pas motiver…
Tout ce que recherchent pourtant nos clients, dans leur relation en magasin (du personnel suffisant, compétent, des pros, formés, et motivés).
Le projet rémunératif a quelques aspects positifs, notamment, par la création, enfin, d’une prime collective complémentaire pour les salariés, dits ‘’du back office’’,
MAIS
• Avec des lignes à faire bouger sur les montants,
- des seuils de déclenchement pour les vendeurs, certes, proposés en forte baisse, mais qui doivent être en corrélation avec les montants de primes. L'objectif étant que plus de vendeurs dégagent de la rémunération variable individuelle, durablement, et conséquente.
• Besoin de prise en compte spécifique des hôtesses de caisse (HC) et des conseillers service (CS).
Enfin, notre objectif, dans cette négociation est de trouver un compromis qui embarquera un maximum de monde car nous devons sortir du virage ensemble et forts.

