Lors de la consultation du CSE Central consacrée au déploiement des talkies-walkies, les élus UNSA ont rendu un avis défavorable.

Un outil qui ne doit pas dégrader les conditions de travail
Nous ne sommes pas opposés par principe à un nouvel outil de communication. Mais son utilisation permanente peut multiplier les interruptions, accroître la charge mentale, perturber les échanges avec les clients et créer une pression de disponibilité constante.
Avant tout déploiement, l’UNSA demande
- Une évaluation complète des risques, notamment psychosociaux et auditifs, ainsi que la mise à jour du DUERP.
- Une charte d’utilisation claire : périodes d’usage, canaux utilisés, respect des temps de pause et interdiction de toute écoute à des fins de surveillance ou de sanction.
- La vérification de la configuration du matériel, notamment la désactivation de toute émission automatique susceptible de capter les conversations environnantes.
- Des solutions adaptées pour les salariés rencontrant des difficultés médicales, auditives ou sensorielles, sans pression ni sanction.
- Un suivi régulier du déploiement avec les représentants du personnel et la médecine du travail.
Ce que signifie l’avis défavorable
L’avis du CSE est consultatif et ne bloque pas juridiquement le projet. Mais cela ne dispense pas l’employeur de son obligation de protéger la santé physique et mentale des salariés.
L’UNSA restera vigilante
L’UNSA recueillera vos témoignages afin que cet outil ne devienne ni une source de surcharge permanente, ni un moyen de contrôle des équipes.
À retenir
Un outil doit s’adapter aux salariés, pas l’inverse.
Vous utilisez déjà ce matériel ? Signalez les interruptions répétées, les difficultés auditives, la pression de disponibilité ou toute utilisation qui vous semble inadaptée. Ces témoignages permettront aux élus UNSA d’assurer un suivi concret du déploiement.
